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  • La Commission européenne a donné son feu vert à la pétition d'Against Conversion Therapy (ACT), qui a recueilli plus d’un million de signatures contre les thérapies de conversion.

    Ce succès marque une étape clé vers leur interdiction dans l’ensemble des pays membres, avec une réponse attendue avant le 17 mai 2026, Journée mondiale contre l’homophobie. La validité de la pétition oblige l'institution à agir, après deux ans de collecte. L'association, soutenue par plusieurs eurodéputés, sera reçue mi-décembre par la commissaire à l’Égalité, pour témoigner des victimes.

    Si certains eurodéputés soutiennent cette démarche, la droite demeure réservée, arguant que cette question dépasse le cadre européen. La Commission, dans sa stratégie 2026-2030, envisage de prendre des mesures pour lutter contre ces pratiques, notamment via une étude sur leur fréquence et leur impact. Une avancée importante pour la protection des droits des personnes LGBTQI+.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • De 4 mois de prison avec sursis à 10 mois ferme, c’est ce dont ont écopés 4 hommes jugés pour harcèlement en ligne et menaces de violences à l’encontre de la DJ, après sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024. Ce déchaînement de haine sur les réseaux sociaux avaient déclenché chez elle une agoraphobie et du psoriasis. Les prévenus présents avaient tous reconnu avoir envoyé les messages, mais pas leur caractère menaçant ou harcelant.

    Lors de la lecture du jugement, la présidente du tribunal a souligné des « actes extrêmement graves » et des « violences numériques massives qui s'exercent plus volontiers qu'elles sont dématérialisées ».

    Bruno De
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  • Pour la première fois, la Corée du Sud autorisera les couples de même sexe à s’enregistrer comme tels dans le recensement national. Cette décision est inédite dans un pays où le mariage pour tous.tes reste interdit, et marque une étape symbolique vers une reconnaissance des personnes LGBTQIA+. Désormais, les personnes vivant ensemble pourront se désigner comme « époux/épouse » ou « cohabitant », quel que soit leur sexe. 
    Jusqu’ici, les couples homosexuels étaient classés automatiquement dans la catégorie « autres cohabitants ». Les couples concernés n’obtiennent aucun nouveau droit civil, fiscal ou familial. Mais leur inclusion dans le recensement permettra, pour la première fois, de mesurer leur nombre, leur répartition géographique et leur situation socio-économique. 

    Bruno De
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  • Le Japon a récemment étendu la reconnaissance légale des couples de même sexe à neuf lois et règlements, leur conférant des droits similaires à ceux des mariés dans plusieurs domaines administratifs. Ces avancées, découlant notamment d’une décision de la Cour suprême en mars 2024, s’ajoutent à des réformes début 2025 qui ont déjà renforcé la protection des partenaires LGBTQ+ en matière de logement ou de protection contre la violence. 
    Malgré cela, le mariage égalitaire reste inaccessible, car plus de 120 textes législatifs excluent toujours ces couples. La majorité de la société, pourtant favorable, et les municipalités offrent déjà des certificats symboliques, sans valeur légale nationale. Les tribunaux régionaux mettent la pression, jugeant que l’interdiction viole l’égalité, mais le Gouvernement, sous Fumio Kishida, privilégie la prudence, évoquant un consensus social nécessaire. Internationalement isolé au sein du G7, le Japon semble évoluer inexorablement vers une législation plus égalitaire, le changement étant désormais considéré comme inéluctable, mais reste à savoir quand se fera-t-il ?

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Un projet de loi est en préparation, vers une plus grande répression des LGBT+. Si le Parlement approuve cette réforme, elle permettrait criminaliser l’expression publique des identités LGBTQ+, d’instaurer des peines de prison pour la promotion de l’homosexualité et de renforcer la réglementation des chirurgies de confirmation de genre. 
    Des organisations de défense des droits humains dénoncent ce projet comme une atteinte grave aux droits fondamentaux, à la liberté d’expression, à la dignité humaine et au droit à la santé des personnes LGBTQ+. Selon le dernier classement de l’ILGA, la Turquie figure parmi les pays européens les plus hostiles aux droits LGBTQ+, à la 47ème place sur 49. 

    Bruno De
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  • Il s’appelle Géza Buzás-Hábel, président de l’association Diverse Youth Network, défenseur des droits humains et organisateur de la Pride de Pécs depuis 5 ans.
    Malgré l’interdiction des autorités, 7 000 à 8 000 personnes avaient défilé le 4 octobre dernier dans cette ville de 140000 habitants du sud de la Hongrie pour défendre les droits LGBTQIA+. Le 28 octobre, il a été interrogé comme suspect par la police dans le cadre d’une enquête criminelle pour « rassemblement illégal », une loi qui ne respecte pas la charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Il risque jusqu’à un an de prison.
    Ce cas marque une escalade sans précédent dans la répression : c’est le premier cas connu dans l’Union européenne où un militant LGBTI+ est poursuivi pénalement pour avoir organisé une Pride.
    Si vous souhaitez interpeler la Comission européenne : comm-rep-par@ec.europa.eu.

    Crédit photo : XDR

    Bruno De
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  • L’évêque de l’Eglise protestante luthérienne a présenté officiellement ses excuses à la communauté dans le London Pub.

    En 2022, ce lieu avait été le théâtre d’une fusillade homophobe en marge de la Marche des Fiertés. Une messe a suivi cet événement, en présence du prince héritier du trône.
    Dans les années 50, la conférence épiscopale avait qualifiées les personnes homosexuelles de « danger social d’envergure mondiale » et avait qualifié leurs actes de « pervers et méprisables ». La confession luthérienne, qui représente 60 % de la population norvégienne, a adopté une approche plus libérale avec le temps. Elle autorise les pasteurs homosexuels depuis 2007 et les unions religieuses de personnes du même sexe depuis 2017.
    Ces excuses ont été qualifiées de « fortes et importantes » mais arrivent tardivement, selon le dirigeant de l’Association pour la diversité de genre et de sexualité en Norvège. 

    Bruno De
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  • Depuis des siècles, la communauté muxe, un troisième genre traditionnel dans la culture zapotèque, bénéficie d'une reconnaissance sociale au Mexique. Ancrés dans la société matriarcale de Juchitán, ils incarnent une identité au-delà du binarisme masculin-féminin. « Les muxes ne sont ni hommes, ni femmes, mais une catégorie à part entière », explique l’anthropologue Marinella Miano Borruso sur le site Similiqueer. Bien que certains continuent de subir des discriminations, leur rôle dans la société et la culture zapotèque est crucial, notamment dans la transmission des traditions et des rites. La reconnaissance récente de ce troisième genre illustre une avancée vers une diversité identitaire respectée et valorisée dans un pays traditionnellement marqué par des enjeux de tolérance. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Changing Attitude Ireland (CAI) a dévoilé fin septembre un plan stratégique sur cinq ans pour promouvoir l’intégration des personnes LGBTQIA+ dans l’Église d'Irlande, nous révèle le site Stop Homophobie. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de progrès législatifs, notamment la légalisation du mariage gay et la lutte contre les crimes de haine. CAI vise à créer des paroisses « ouvertes et accueillantes » où tous peuvent vivre leur foi sans discrimination. L’organisation souhaite aussi encourager une théologie plus inclusive, soutenir ses membres et faire évoluer les politiques ecclésiastiques en faveur de la diversité. Malgré des résistances persistantes, CAI s’inscrit dans l’esprit des enseignements de Jésus envers les marginalisés, espérant bâtir une Église plus tolérante et bienveillante. Les paroisses intéressées sont invitées à rejoindre cette démarche d’ouverture.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis l’élection du pape Léon XIV, des signes d’ouverture envers la communauté LGBT+ se multiplient, alimentant espoirs et controverses. Lors d’une audience privée, le pape a confirmé à un défenseur des catholiques LGBT+ que l’approche de son prédécesseur François sera poursuivie, notamment en matière de bénédictions pastorales des couples de même sexe, déjà autorisées par une directive doctrinale. Cependant, le Vatican reste prudent, avec un silence officiel sur une éventuelle évolution de la doctrine sur le mariage. Parallèlement, un premier pèlerinage LGBT+ au Vatican, réunissant plus d’un millier de fidèles, a marqué une étape vers plus de visibilité et de diversité. Si certains prônent une évolution harmonieuse de la doctrine, d’autres craignent un glissement pouvant bouleverser l’enseignement traditionnel de l’Église. Le défi reste de concilier respect de la doctrine et accueil pastoral.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Eurostar a dévoilé ses nouveaux uniformes non genrés lors d’un défilé à Paris Gare du Nord, marquant une étape majeure vers plus d’inclusivité.

    Conçue par la styliste Emmanuelle Plescoff, cette collection de 54 pièces, dont des jupes pour hommes et femmes, vise à refléter la diversité et la liberté d’expression. “Nous sommes fiers d’être inclusifs”, déclare Gwendoline Cazenave, CEO d’Eurostar, soulignant que cette initiative incarne l’identité européenne de la compagnie. Les 2 600 employés portent ces vêtements dès octobre, avec des pièces interchangeables adaptées à toutes morphologies et personnalités, symbolisant une nouvelle ère pour la mode en entreprise.

    En parallèle, Eurostar lance aussi un programme de recyclage pour valoriser ses anciens uniformes, renforçant son engagement durable. Une démarche qui allie modernité, responsabilité et diversité, à l’image du réseau ferroviaire reliant plusieurs capitales européennes.

     

    Julien Claudé-Pénégry
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