L’adolescence est une période de la vie aussi particulière qu’ambiguë. Ni gamin, ni adulte, on se retrouve coincé entre la perte d’innocence des premières années et le sentiment de ne pas être compris de nos ainés.
Dans Les belles Créatures, du réalisateur islandais Guðmundur Arnar Guðmundsson, nous suivons Addi, un jeune de 14 ans qui prend sous son aile Balli, un garçon introverti, victime de harcèlement. Son entrée dans sa bande va le confronter à un style de vie chaotique, avec cette horde livrée à elle-même qui se complait dans des échanges ponctués par la violence et la brutalité. Les choses s’enveniment. Mais Addi qui a été élevé par une mère qui à la capacité de voir l’avenir dans les rêves, commence à son tour à vivre une série de visions oniriques. Est-ce que ces prémonitions lui permettront de trouver une voie de sortie, là est la question.
Dans ce récit poétique, onirique et plein de fougue, c’est l’idée d’amitié qui est explorée. Les liens qui se nouent entre Addi et Balli mettent en exergue le trouble qui naît entre deux individus. Les sentiments sont mis à rude épreuve. On se questionne sur l'évolution de la relation entre les deux protagonistes, l’importance que l’un a pour l’autre, sa légitimité, sa profondeur et les affinités qui en découlent.
Derrière le hurlement sourd de cette jeunesse en perdition et en quête de repères, on assiste à la naissance d’une relation bien plus forte qu’il n’y paraît. C’est à la fois touchant, sensible et puissant.
A découvrir en salle à partir du 25 septembre.
Le 24ème festival de cinéma se déroulera du 25 septembre au 12 octobre. Des œuvres de qualité seront présentées dans 6 cinémas de la ville et sa région. Comme toutes les années, vous pourrez donner votre avis sur les films à l’issue de chaque séance. Les avis recueillis permettront de désigner les Prix du Public. Les résultats seront proclamés lors de la séance de clôture le 6 octobre.
« Je veux du temps, de l’argent, une liberté de mouvement et une liberté de création. Le travail du sexe est une réponse. Le travail du sexe peut être délibérément choisi », écrit Déborah Costes dans son premier roman intitulé Reprendre corps, aux éditions Globe. Rentrer dans ce livre, c’est accepter d’emblée de se prendre à pleine volée une gifle monumentale. Racontée à la première personne, on file la vie de Déborah, une jeune adulte pas encore la trentaine, qui raconte son parcours dans la « puterie », comprenez la prostitution.
Avis aux gourmands. On vous parle rarement de nourriture dans les pages de Strobo, mais le livre Tellement Yummy ! nous a terriblement donné l’eau à la bouche que nous voulions le partager avec vous. Carl et Isaac, le couple d’influenceurs fines et belles gueules montréalaises qui a testé sur les réseaux sociaux tout un tas de recettes plus alléchantes les unes que les autres, a compilé ses coups de cœur culinaires dans un ouvrage qui est une véritable invitation gastronomique au voyage.
L’adaptation d’un roman en version graphique n’est pas une mince affaire. Coller au récit, être juste dans la transposition des personnages, de l'enchaînement des scènes, toucher le lecteur. Un pari que Quentin Zuttion a relevé après la lecture du court roman de l’auteur mexicain Mario Bellatin Salon de beauté, finaliste du prix Médicis étranger en 2000. D’une intensité dévorante et d’une délicatesse poignante, il nous projette dans la vie de Jeshua, propriétaire de Beauty Fish !, un salon qui propose des soins de coiffure, maquillage, manucure à sa clientèle. Il s’y affaire avec ses deux collègues et amis Isai et Alex, travestis comme lui. Leur quotidien est empreint de désinvolture et d’une folie douce. Quand la nuit arrive, ces joyeux drilles se laissent porter par la danse et par une sexualité libre dans les bains publics comme dans les sous-bois.

La Chatonnerie invite à célébrer les derniers rayons du soleil d’été avec cet happening qui mêlera DJ sets, drags, danse, barbecue, ateliers pour enfants et adultes, marche d’artistes locaux. Rendez-vous 4 rue Achard,
La performance de l’actrice Karla Sofia Gascon dans Emilia Perez, le dernier film de Jacques Audiard a été unanimement saluée par le monde du cinéma. Celle qui a reçu lors du dernier festival de Cannes le prix d’interprétation féminine a pourtant dû faire face à une avalanche de propos transphobes d’une rare violence depuis son sacre. En réaction, elle a porté plainte notamment contre Marion Maréchal pour « outrage sexiste ». Lors de sa consécration, les propos puissants de l’actrice ont marqué les esprits par son authenticité et la visibilité qu’elle offrait à toute les personnes trans. Celle qui incarne le rôle principal de ce long métrage d’une puissance infinie n’est pas par hasard. Audiard a eu un véritable coup de foudre pour elle et comme il l’explique au site suisse 360.ch, « on a ouvert tous les radars. On était en plein casting, tout à coup je vois une photo d’elle. Le coup de foudre. Si je ne l’avais pas croisée, j’y serais encore. Peut-être, sûrement même, que je n’aurais pas fait le film. Karla est très attachée au problème de la transition. Mais surtout elle a ce truc fondamental. Elle me touche. Elle est drôle, forte, intelligente, douce, libre. Avant elle était Karl, un acteur. Après sa transition, elle a simplement repris son métier ». Dans ce film elle incarne Emilia, une ancienne chef de cartel mexicain enfermée dans un corps d’homme, Manitas. Elle change de vie avec l’aide d’une avocate. Emilia passée pour morte, resurgit quatre ans après et reprend contact avec son ancienne femme et ses deux enfants.
Une suite du film Le Diable s’habille en Prada serait envisagée pour 2025, avec les comédiens du premier opus, dont bien sûr Meryl Streep dans le rôle de la redoutable rédactrice en chef de mode Miranda Priestley, avatar d’Anna Wintour. En revanche, pas d’info sur le retour d’Anne Hathaway. Mais l’intrigue du film se détournerait du livre dont il est issu. En effet, Emily Blunt, souffre-douleur de Miranda, prendrait plus d’importance dans l’intrigue et pourrait prendre sa revanche.
Tracks, l’émission d’Arte qui décortique les dessous de la culture pop s’intéresse aux représentations du nu masculin dans l’art. Fort du constat que les nus féminins sont grandement majoritaires dans l’histoire de l’art, les corps masculins sont surtout représentés dans des postures d’action ou de souffrance, pour incarner des valeurs morales et viriles plutôt que pour s’offrir au désir du spectateur. Célia Laborie a rencontré plusieurs artistes et curatrices qui questionnent ces représentations en érotisant le corps masculin dans leur travail. On plonge dans le vif du sujet avec un duo explosif qui redistribue d’emblée les cartes, le photographe Marc Martin et le modèle Mathis Chevalier.
Dans la série, Cressida Cowper cherche un mari riche et beau, comme toutes ses consoeurs du XIXème siècle anglais. Deux siècles après, dans la vraie vie, Jessica Madsen est amoureuse d’une femme. Cette déclaration sur Instagram le premier jour du Mois des Fiertés n’a pas tardé à faire réagir plus que positivement ses fans aux quatre coins du monde, mais aussi ses collègues comédiens de Bridgerton. La « bonne » société a bien évolué, tant mieux !