
Nouveau venu dans la jeune collection Pride aux éditions First, l’ouvrage intitulé Pride & pop corn de Maxime Donzel est consacré à la représentation des LGBTQIAP+ dans les séries et le 7ème art. L’auteur-réalisateur franco-canadien, qui a réalisé la série documentaire Les Voyages de Nicky Doll avec la célèbre drag queen sur France 5, a concocté un recueil qui compile une somme inattendue et pléthorique de réalisations qui ont de près ou de loin intégré des personnages issus de la communauté.
En passant au tamis toute la culture ciné-séries, il aborde de manière exhaustive autant les blockbusters incluant des héros·ïnes queers que la question du stéréotype du meilleur ami gay ou de l’intérêt de la Cage aux Folles.
En 8 chapitres et 256 pages, il fouille toutes les thématiques possibles : la fluidité de genre, être bi à l’écran, les drag queens, traiter l’épidémie de sida, l’impact des comédies musicales, la culture ballroom, les nouveaux formats de famille, les militantismes, les sentiments et l’amour dans tous les sens, les mineur·e·s et les séniors queer au cinéma, les films historiques et l’évolution de la perception des personnages LGBT à l’écran, les codes LGBT et leurs traitements.
A la fois précis, drôle, posant un avis tranché, argumenté, il déroule le tapis rouge s’amusant à comprendre pourquoi les vampires sont-ils tous gays jusqu'à s'aventurer dans l’horreur ou à nous prouver que nous n’étions pas des gens bien. Tout y passe sans concession. Pride et Pop corn est une bible survitaminée et ludique qui vous donnera envie de tout voir ou revoir !
Pride et Pop corn, de Maxime Donzel, Editions Fisrt, 256 pages, 19,95€.


La série phénomène Heartstopper revient sur les écrans. Avec cette 3ème saison, on retrouve nos deux tourtereaux Charlie et Nick qui filent le parfait amour.
Comment se fait-il que les Français soient passés à côté de ce petit bijou de série ! Un pitch simplisme : « ruinés, les quatre membres de la famille Rose, habitués à mener grand train, prennent un nouveau départ dans la petite ville déprimante de Schitt's Creek ». 
Ryan Murphy avait, avec l’histoire romancée de Jeffrey Dahmer (l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire américaine, surnommé le « monstre du Milwaukee »), inauguré Monstres, un cycle à la fois palpitant, dérangeant et percutant autour de tueurs avant tout homosexuels parmis les plus célèbres d’Amérique.
L’univers surréaliste de l'auteur traverse lentement la membrane du temps et résonne aujourd'hui avec une humanité désespérée et une ironie mordante. Son œuvre phare, Le Frigo, qui explore la profonde faille entre la vie et la mort, se déploie comme un drapeau agité sur un champ de bataille où s'entrelacent rires et larmes.
Depuis de nombreuses années, cette salle d’art et d’essai programme des oeuvres de qualité, souvent LGBTQIA+. La spéculation immobilière pourrait avoir raison de ce lieu culturel alternatif. Les propriétaires des murs ne souhaitent pas renouveler le bail locatif, peut-être pour en faire une énième boutique de fringues qui gangrène le quartier, le transformant en centre commercial de luxe et tuant à petit feu la vie de quartier. La mairie apporte son soutien, si vous voulez apporter votre petite pierre à l’édifice, signez la pétition.
C’est parti pour ce festival du film lesbien, féministe et queer strasbourgeois. Cette année encore, l’éclectisme est au rendez-vous : en plus d’une sélection cinéma, on pourra profiter d’apéromix, astrobingo, stand up, etc. Du 4 au 13 octobre, principalement au cinéma le Cosmos, 3 rue des Francs Bourgeois.


