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  • L'ancien international australien Andrew « AJ » Ogilvy, 37 ans, a révélé être gay lors d'un entretien émouvant avec Isaac Humphries, premier joueur actif de la NBL à s'être assumé en 2022. Retraité depuis 2022 après 218 matchs, Ogilvy a attendu la fin de carrière pour parler. « J'ai voyagé dans le monde et été payé pour jouer au basket, un privilège. Mais je n' ai pas vécu ma vie aussi authentiquement que je l'aurais pu », confie-t-il. Marié depuis 2024 à un partenaire rencontré en 2013 à Sydney, il évoque une « culture du silence » chez certains coéquipiers. Ce geste fort booste la visibilité LGBTQI+ dans le basket masculin, rare en coming-out public.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Halba Diouf conteste son exclusion

    Halba Diouf, sprinteuse transgenre de 23 ans, dénonce une discrimination de la Fédération française d’athlétisme (FFA). Bannie des compétitions féminines régionales depuis 2023 malgré un taux de testostérone inférieur à la moyenne cisgenre, elle vient de saisir la CNIL pour violation de données personnelles, rapporte Le Figaro.« La FFA me restreint parce que je suis une femme transgenre », a-t-elle déclaré à la barre en décembre 2025.

    Le tribunal de Paris a relaxé la fédération le 28 janvier 2026 pour application des règles World Athletics, mais son avocat Me Jean Boudot annonce appel : « c’est une immense déception (…) un règlement international trumpien inapplicable en France », apprend-on dans les pages du Monde. En tête des bilans nationaux (200 m : 22’’93), Diouf reproche à la FFA des tests génétiques illégaux et un harcèlement moral. La fédération quant à elle se dit « gardienne de l’équité sportive ».

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Borja Iglesias, attaquant espagnol du Celta Vigo, défie les préjugés. Dès 2020, lors du mouvement Black Lives Matter, il arbore un vernis noir aux ongles pour lutter contre le racisme. Mais il combat aussi l’homophobie : « le foot comme thérapie et défense de l’équité », déclare-t-il à l’UEFA. Il porte ce vernis pour soutenir la cause LGBT+ et contrer les insultes homophobes dans les stades. 
    Lors d’un récent match des propos homophobes fusent malgré ses déclarations hétérosexuelles explicites. Son club appelle alors les supporters à vernir leurs ongles en solidarité, déclenchant des milliers de messages haineux sur les réseaux. Pourtant, des milliers de fans jouent le jeu, transformant la polémique en raz-de-marée de soutien. Véritable ambassadeur, Iglesias prouve que le football peut changer les mentalités.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Accusations d’homophobie

    Josh Cavallo, premier joueur pro de foot à avoir fait son coming-out en 2021, balance : « mon départ n’avait rien à voir avec le football » comme il le relate. Il quitte l’Adelaide United FC en décembre dernier, et pointe une homophobie latente. « L’homophobie m’a mis sur le banc », lâche-t-il au Parisien. Des remarques homophobes en interne, un vestiaire pesant : le joueur gay décrit un environnement toxique post-révélation. Stop Homophobie relaie : Cavallo dénonce un club qui l’aurait marginalisé. Malgré sa notoriété mondiale, il rejoint Macarthur FC, mais alerte sur le sport roi. « J’ai tout perdu à cause de ça », confie-t-il. Une enquête doit être diligentée. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Durant les JO de Milan-Cortina 2026, Grindr a désactivé sa géolocalisation dans le village olympique. Les athlètes ont pu se connecter, mais les fonctions « Explorer » et « Afficher la distance » ont été neutralisées pour éviter l'outing. « Cette exposition représente un véritable danger pour leur sécurité », a expliqué l'appli, active dans plus de 60 pays où l'homosexualité est criminalisée. 
    Mesure récurrente depuis Rio 2016 – où un article du Daily Beast avait identifié des profils par taille et nationalité –, chaque édition des JO est aujourd’hui ultra sécurisée. Cette précaution ainsi protège les sportifs.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Jesse Kortuem, joueur de hockey américain originaire du Minnesota, a choisi le 13 janvier 2026 pour révéler publiquement son homosexualité dans un message émouvant publié sur Facebook.

    Dans son texte, l’athlète de 31 ans confie avoir longtemps caché une partie de lui-même : « je me demandais comment je pouvais être gay et continuer à jouer à un sport aussi masculin et exigeant. » 

    Adolescent, il avait quitté l’équipe de son lycée, redoutant un environnement où il ne se sentait pas en sécurité. Plus tard, installé à New York puis à Atlanta, il retrouve la glace sans oser être lui-même. Le déclic survient en 2017, lors du Sin City Classic, tournoi LGBTQ+ de Las Vegas : « j'ai rencontré d’autres joueurs comme moi. À partir de ce moment, ma vie a changé. »

    Aujourd’hui membre des Cutting Edges Hockey Club de Vancouver, Kortuem se dit enfin en paix avec son identité. Il rend hommage à la série canadienne Heated Rivalry, diffusée sur Crave et HBO Max, qu’il cite comme déclencheur de sa démarche. Cette fiction suit deux joueurs rivaux confrontés à leur relation amoureuse dans le monde du hockey professionnel.

    « Merci à Heated Rivalry, écrit-il. J’ai compris qu’il était temps de partager un parcours que j’ai longtemps gardé pour moi. » À travers ce témoignage, Jesse Kortuem adresse un message d’espoir aux jeunes sportifs LGBTQ+ : « vous n’êtes pas seuls, une vie pleine et heureuse vous attend. »

    Julien Claudé-Pénégry
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  • « Dans le monde du foot, être gay et musulman, c’est comme porter deux masques ». Cette phrase claque comme une frappe en pleine lucarne dans Surface de réparations, le spectacle coup de poing désormais disponible en replay sur TV5 Monde. Écrit et interprété avec une intensité rare, le texte met en scène un joueur déchiré entre foi, désir et image publique, pris dans un sport où la virilité reste un rempart contre la différence. Porté par une mise en scène épurée et un jeu viscéral, Surface de réparations mêle récit intime et chronique sociale, révélant les fractures identitaires et la solitude derrière le silence. Un témoignage essentiel de Vincent Hennebicq entre musique, danse, cris du cœur sur l’hypocrisie du milieu sportif et le courage d’être soi, sur et hors du terrain. Dans cette surface de réparation, on panse les plaies, plus qu'on ne les répare. Magistral.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Nouvelle révolution sur la glace. La fédération British Ice Skating a annoncé, ce 10 décembre 2025, qu'elle autorisera les couples de même sexe en danse sur glace dès la saison prochaine. Selon l'association STOP Homophobie, cette décision vise à « élargir l’accès au sport » et à briser des normes genrées séculaires. Si le Canada et la Finlande ont déjà sauté le pas, cette mesure reste cantonnée aux compétitions nationales. L’instance internationale (ISU) impose toujours la mixité pour les Mondiaux ou les JO. Pour les athlètes, c'est une victoire afin de mettre en avant le  « talent et de liberté d'être soi », et non de genre !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La FIFA prévoit un « Pride Match » en 2026, opposant l’Égypte à l’Iran lors de la Coupe du monde à Seattle. Une initiative censée promouvoir les droits LGBTQ+, mais elle soulève une controverse majeure : ces deux pays condamnent l’homosexualité, passible de peines sévères, voire de la peine de mort en Iran. Selon un officiel FIFA, l’objectif est de célébrer la Fierté dans une ville accueillante : « le football peut unir au-delà des frontières », a expliqué un porte-parole. Cependant, les gouvernements concernés dénoncent cette remise en question de leurs valeurs. « nous nous opposons à cette décision » ont déclaré l’Iran et l’Égypte, qui envisagent de la contester.

    La démarche, perçue comme maladroite, ne passe pas auprès des associations LGBTQ+ qui craignent un effet contre-productif et une aggravation des tensions. La polémique enfle alors que la jeunesse et la communauté gay locale revendiquent un vrai engagement, mais par des actions concrètes et cohérentes, pas une affiche symbolique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le tennisman suisse Mika Brunold, 21 ans, a annoncé son homosexualité sur Instagram, devenant le deuxième joueur professionnel masculin à faire son coming out publiquement. En pleine montée, passant de la 750e à la 310e place, il affiche sa sincérité : « le succès sur le court n'est pas qu'une compétence, c'est aussi de rester fidèle à soi-même. » Fier de qui il est, il dénonce l'absence de discussions sur l'homosexualité dans le sport et espère un monde où le coming out ne serait pas nécessaire. Son courage, après des insultes homophobes, constitue une avancée pour la visibilité LGBT dans le tennis. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Du 11 au 15 mars, la Snow gay envahit les pistes et les rues d’Ax-les-Thermes (Pyrénées) pour un rassemblement sportif et festif. La journée sur des skis et en soirée sur la piste de danse, ce sont 4 jours d’événements organisés par l’association Lune & l’Autre, à des tarifs raisonnables.

    https://snow-gay.com/programme-2022

    Bruno De
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