Après avoir décidé de suspendre la publication de l’ouvrage collectif Face à l’obscurantisme woke, prévu pour le 9 avril, les Presses universitaires de France (PUF) ont revu leur copie et le publieront le 30 avril selon une lettre aux contributeurs, que Libération a pu consulter. Cette décision de retrait, confirmée à l’origine par l’éditeur à Franceinfo, repose sur l’évaluation du contexte politique national et international actuel, jugé incompatible avec un accueil serein du livre. Les PUF soulignent que le projet, conçu il y a plus de deux ans, a été impacté par des financements controversés provenant du milliardaire catholique Pierre-Edouard Stérin, connu pour son engagement en faveur de la droite traditionaliste.
Le livre se voulait une alerte sur la montée des idéologies décoloniales et des théories de la race et du genre au sein des disciplines académiques. L’éditeur a également exprimé des réserves concernant certains auteurs liés à l’Observatoire d'éthique universitaire, réputé pour ses critiques du wokisme dans le milieu universitaire. Ce dernier a récemment reçu des financements dans le cadre du « projet Périclès », visant à renforcer la présence de la droite radicale dans le paysage culturel.
Pierre Vermeren, l’un des directeurs de l’ouvrage, a dénoncé une forme de censure préventive, soulignant que le texte n'avait pas encore été diffusé et que plusieurs éditeurs avaient manifesté leur intérêt pour sa publication.
Dans un contexte international où la lutte contre le « wokisme » est instrumentalisée pour restreindre la recherche, notamment aux États-Unis, PuF montre son indépendance et la liberté d’expression qui est au cœur du débat académique.

Avec plus de 300 millions d'exemplaires vendus et traduit en 600 langues, Le Petit Prince, ouvrage intemporel continue de captiver les lecteurs du monde entier. Depuis le 11 avril, l'Atelier des Lumières à Paris accueille une exposition immersive inédite dédiée au chef-d'œuvre d'Antoine de Saint-Exupéry.
« Je pense que certains trouverons cela bizarre et surprenant, mais on peut être gay et maghrébins », déclare Tom Prezman, le réalisateur de Maurice’s Bar, un court-métrage diffusé dans le cadre de la fête du court sur Arte. Il n’est pas facile d'entrer dans les livres d'Histoire quand on est juif algérien, gay et créateur d'un des premiers bars queer de Paris. Voilà pourquoi, Tom Prezman et son acolyte Tzor Edery nous proposent de découvrir un personnage dont peu se souviennent. Et pourtant, l’histoire qui nous est contée en 15 minutes, sort des radars. En 1942, dans un train vers nulle part, une ancienne drag-queen se remémore une nuit passée dans l’un des premiers bars queers de Paris. Mais comment faire pour narrer l’inconnu.
Burroughs présente Lee comme quelqu’un d’autodestructeur, « désespérément avide de contact », mais aussi perdu dans ses doutes sur lui-même et sur ce qui le pousse à agir. On le voit ainsi s’efforcer « d’établir un contact tacite » pour créer une relation intime avec un certain Allerton. Mais malgré ses efforts, leur connexion demeure fragile. Chaque échec de leur rapprochement est vécu comme une souffrance pour Lee, une douleur qui semble « trancher l'âme » ce qui le blesse, « comme si son cœur saignait ». L’auteur montre ainsi l’incapacité de Lee à se comprendre, sans le miroir de l’autre et avec pour risque d’engendrer une souffrance intérieure. Au point de s’y perdre ?
La deuxième édition a lieu à la mairie annexe du 14ème arrondissement le 26 avril 2025 (10h-19h). Au programme : rencontres et dédicaces autrices/auteurs, illustratrices, poétesses, ateliers, lectures et tables rondes. L’entrée est libre, 26 rue Mouton Duvernet.
Le Musée Maillol accueille l'exposition Robert Doisneau, Instants Donnés, marquant le retour tant attendu des œuvres du photographe dans Paris intra-muros. Avec plus de 400 clichés soigneusement sélectionnés parmi une collection de 450 000, l'exposition nous plonge dans l'univers unique de Doisneau, où le quotidien se mêle à la poésie.
La ville sera le théâtre de la 8ème édition du festival normand du cinéma LGBTQIA+ du 24 au 26 avril. Au programme : 8 séances en avant-première ou en exclusivité, des rencontres avec les équipes de films et des associations. L’année 2025 met davantage en avant la question de la transidentité. Comme chaque année, le public pourra voter à chaque séance pour élire son film préféré. À l’issue du festival, le “Prix du Public” sera remis. Les documentaires et courts métrages font également leur retour. Cinéma Omnia, 28 rue de la République.
Le monde du cinéma et de la télévision est en deuil avec le décès de Richard Chamberlain, survenu le 29 mars 2025, deux jours avant de fêter ses 91 ans. Célèbre pour son rôle emblématique dans la série Dr. Kildare dans les années 60, qui l’a fait connaître et en Père Ralph de Bricassart dans Les oiseaux se cachent pour mourir en 1983, Chamberlain, le beau blond au physique de surfeur a marqué plusieurs générations par son charisme et son talent. Sa carrière s'est étendue sur plus de cinq décennies, incluant des succès au théâtre et au cinéma.
Du 18 au 21 avril, la Cité de la Mode et du Design se transforme en un carrefour artistique et festif avec l’exposition photo de Mischa Fanghaenel, ancien videur du célèbre club berlinois Berghain. Fort de plus de 20 ans de carrière, ce photographe a passé 15 ans à capturer les visages et les âmes de la nuit. Sa série Nachts, présentée en noir et blanc sur aluminium, révèle une exploration documentaire de l’univers club et de ses transformations, mettant en lumière les fêtards anonymes et les artistes emblématiques de la scène techno.
Le très attendu second opus devrait arriver sur grand écran en 2025, avec les 3 actrices iconiques qui ont fait le succès du film en 2006.
Sorti en 1994, ce film australien représente la marque d’une époque pour toute une génération LGBTQIA+ et bien sûr pour l’art du drag, sans oublier une bande originale très recherchée. On s’attend donc à un message d’inclusion et de diversité avec des thèmes actualisés pour la version 2025.