Le photographe néerlandais de l’émotion, de l’étrange et de la provocation est décédé à l’âge de 64 ans d’une longue maladie. Ce militant LGBTQIP+ de la première heure a insuflé dans son œuvre une atmosphère aux confins d’un érotisme troublant. Connu pour son univers singulier, il ose, mettant à terre les tabous et jouant avec les fétichismes sexuels pour critiquer nos vies contemporaines. Le festival Portrait(s) à Vichy prolonge jusqu’au 29 octobre 2023 sur l’esplanade du lac d’Allier, l’exposition La beauté est un leurre qui lui est consacrée depuis l’été.

Deux comptes Twitter qui portent fièrement le même nom, Claire Underwood comme deux versants d’une même pièce. Une identité d’emprunt à l’héroïne de la série House of Cards qui annonce la couleur. Derrière les tweets et retweets, tout ce qui touche aux LGBTQIA+ est épluché, commenté. On ne sait que très peu de choses à propos de la personne à qui appartient ces profils. Tout ce que nous savons c’est que « Claire n’est pas une fille, mais peu de gens ont de doutes là-dessus », expliquait l’animateur du ParisPasRose, dans la rubrique CheckNews du quotidien Libération en 2019. Créé en 2013, il est vite devenu la coqueluche de Twitter, référence sur l’actualité communautaire. Il épingle toutes les sorties de routes qui vrillent vers l’obscurantisme porté par certains esprits étriqués et arriérés tout en félicitant les avancées sociales, la défense des droits et les prise de position franches. Il invective tout celles et ceux qui ne voit pas la vie en rose pour faire bouger les lignes. Son second compte plus récent présente « le côté obscur de la force ». Autant dire qu’il vogue sur les mêmes eaux partisanes mais sur un éventail de sujets plus varié.
« Être lesbienne est une fête ». Ces mots sont ceux d’une femme qui se présente comme "ordinaire, mariée à une femme formidable et fière maman". Mais à bien y regarder, cette phrase qui s’insère dans un tatouage en forme d’arc-en-ciel aux couleurs du rainbow flag à l’arrière de son coude droit est une véritable proclamation, un mode d’ordre, une philosophie de vie où se mêle visibilité, revendications et fierté. Elle clame haut et fort qu’être lesbienne n’est pas un sujet de discussion, de débat, de fantasme ou de haine, c’est un fait ! C’est aussi et surtout une lutte de tous les jours, le besoin d’exister, de vivre pleinement et de s’épanouuir sans crainte de l’autre. Voilà pourquoi, elle scrute l’espace public hétércisnormé et s’insurge. Ce compte remet les choses à leur place. Ce n’est pas de tolérance qu’il s’agit, mais uniquement de respect et de liberté. Photos de balades avec son épouse, écrits sur son coming out, attaque autour d’un patriarcat anxiogène, d’un sexisme latent, les coups de gueule pleuvent, les réflexions s’enchainent sur le féminisme, l’homosexualité, le racisme… Ici les combats sont intersectionnels, les témoignages des uppercuts. Ces partages sont les instantanés d’une lesbienne ordinaire.
Le projet a été lancé il y a plus de 20 ans et piétine depuis, sur fond de méprises et autres désaccords entre la mairie, le collectif porteur du projet et deux associations qui ont amassé une partie des archives. Récemment, un local de 600 m2 a été trouvé dans le 19ème arrondissement. Ce centre servira non seulement à recueillir et conserver les archives de la communauté et du mouvement LGBTQI+, mais aussi de lieu de pédagogie et d’accueil du public. Paris rejoindrait ainsi enfin de grandes métropoles comme New York ou Berlin, qui bénéficient de centres dignes de ce nom...
A nos enfants
Clara Sola
Un Tramway à Jérusalem
Certains d’entre-nous fantasment encore sur le duo Tom Cruise-Brad Pitt dans le film de 1994, et surtout leur relation ambiguë. 28 ans plus tard, une nouvelle version du livre d’Anne Rice arrive sur le petit écran, et si on regarde le trailer, ça risque d’être chaud entre les deux vampires (
FranceTV Slash lance une série baptisée Chair tendre en 10 épisodes. Nous sommes invité.e.s à suivre Sasha, une adolescence presque majeure, intersexe qui oscille entre les genres alors qu'elle doit s'intégrer dans la nouvelle ville dans laquelle elle vient d'arrivée suite au changement de travail de son père. Mais pour y parvenir, elle doit combattre un mal invisible qui la meurtrit.