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  • Nouveau venu dans la jeune collection Pride aux éditions First, l’ouvrage intitulé Pride & pop corn de Maxime Donzel est consacré à la représentation des LGBTQIAP+ dans les séries et le 7ème art. L’auteur-réalisateur franco-canadien, qui a réalisé la série documentaire Les Voyages de Nicky Doll avec la célèbre drag queen sur France 5, a concocté un recueil qui compile une somme inattendue et pléthorique de réalisations qui ont de près ou de loin intégré des personnages issus de la communauté. 
    En passant au tamis toute la culture ciné-séries, il aborde de manière exhaustive autant les blockbusters incluant des héros·ïnes queers que la question du stéréotype du meilleur ami gay ou de l’intérêt de la Cage aux Folles. 
    En 8 chapitres et 256 pages, il fouille toutes les thématiques possibles : la fluidité de genre, être bi à l’écran, les drag queens, traiter l’épidémie de sida, l’impact des comédies musicales, la culture ballroom, les nouveaux formats de famille, les militantismes, les sentiments et l’amour dans tous les sens, les mineur·e·s et les séniors queer au cinéma, les films historiques et l’évolution de la perception des personnages LGBT à l’écran, les codes LGBT et leurs traitements.

    A la fois précis, drôle, posant un avis tranché, argumenté, il déroule le tapis rouge s’amusant à comprendre pourquoi les vampires sont-ils tous gays jusqu'à s'aventurer dans l’horreur ou à nous prouver que nous n’étions pas des gens bien. Tout y passe sans concession. Pride et Pop corn est une bible survitaminée et ludique qui vous donnera envie de tout voir ou revoir !
    Pride et Pop corn, de Maxime Donzel, Editions Fisrt, 256 pages, 19,95€.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Du 31 octobre au 3 novembre, le 36ème festival du film lesbien et féministe réunira, outre une programmation cinématographique de qualité, des performances artistiques, l’exposition Nos Visibilités, qui montre fièrement une pluralité de représentation de nos corps, de nos amours et de nos identités à travers le travail de dix artistes, mais aussi le concert de Lirose jeudi 31 octobre à 19h30.
    Pas moins de 37 courts, moyens et longs métrages sont à visionner à l’Espace Reuilly.
    En outre, sachez que le concours pour l’affiche de la prochaine édition est déjà ouvert.
    Infos ici. 1 rue Riesener, 75012 Paris.

     

    Bruno De
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  • La série phénomène Heartstopper revient sur les écrans. Avec cette 3ème saison, on retrouve nos deux tourtereaux Charlie et Nick qui filent le parfait amour.

    Le résumé officiel nous en dit un peu plus sur les nouveaux épisodes : « Charlie souhaiterait dire à Nick qu’il l’aime. Nick a également une chose importante à dire à Charlie. Alors que les vacances d’été s’achèvent et que les mois passent, notre groupe d’amis commence à comprendre que cette année scolaire sera remplie de joie et de défis. Alors qu’ils en apprennent plus les uns sur les autres et sur leurs relations, planifient des événements et des fêtes et commencent à penser à leurs études supérieures, tout le monde doit apprendre à se reposer sur ceux qu’ils aiment quand la vie prend une direction inattendue ».

    Dans ce nouveau volet adapté du roman graphique d’Alice Oseman autour des tomes 4 et 5, on assiste à une évolution franche de leur idylle. De grands changements vont s’opérer autant dans leur entourage que pour nos deux héros, notamment la tension sexuelle qui s’installe entre eux. On ne vous en dit pas plus, le plus simple est de regarder. Vous n’allez pas être déçus !
    Heartstopper saison 3 sur Netflix

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Comment se fait-il que les Français soient passés à côté de ce petit bijou de série ! Un pitch simplisme : « ruinés, les quatre membres de la famille Rose, habitués à mener grand train, prennent un nouveau départ dans la petite ville déprimante de Schitt's Creek ». 
    Des riches obligés de côtoyer des pauvres bouseux de la campagne canadienne : rien de nouveau sous le soleil, mais cette satyre sociale fait mouche, avec des situations et des dialogues cinglants, particulièrement entre la mère vamp et le fils gay. 
    Toujours disponible sur Mycanal, on peut aussi la trouver en DVD ou sur des plateformes étrangères, certaines avec sous-titres. 

    Bruno De
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  • Ryan Murphy avait, avec l’histoire romancée de Jeffrey Dahmer (l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire américaine, surnommé le « monstre du Milwaukee »), inauguré Monstres, un cycle à la fois palpitant, dérangeant et percutant autour de tueurs avant tout homosexuels parmis les plus célèbres d’Amérique.

    Cette anthologie se poursuit donc actuellement avec un second volet parmi les plus intrigants de la violence contemporaine, l'histoire de Lyle et Erik Menéndez, deux frères qui ont été condamnés en 1996 pour le meurtre de leurs parents à Beverley Hills en 1989. Là où la lenteur faisait le charme morbide et pervers de Dahmer, le rythme est ici plus soutenu. Tout comme le premier opus, les choix de Murphy de mettre en avant ces histoires sordides ont alimenté le débat autant sur la véracité des faits que l’intérêt à proprement parler de mettre en scène ces histoires si choquantes. Ryan Murphy revient sur les faits, les épluches, fait rentrer le spectateur dans la tête de ces frères parricides, leur complicité, leur psychologie, leur homosexualité incestueuse. Rien n’est épargné. Le rendu est incroyable et ne vous laissera pas de marbre.

    Pour donner suite à la diffusion depuis le 29 septembre, Netflix vient de mettre en ligne un documentaire de deux heures qui donne la parole à Erik et Lyle Menéndez, incarcérés depuis plus de 30 ans. Force est de constater que cette mise en lumière a un effet inattendu puisque la série a amené la justice californienne à vouloir réentendre les frères le 29 novembre. Imaginez donc le troisième récit que Ryan Murphy s’apprête à livrer sur le personnage d’Ed Gein, le tueur en série et voleur et dépeceur de cadavres, à l’origine du personnage du meurtrier Norman Bates du Psychose d’Alfred Hitchcock ou encore de « Leatherface » dans Massacre à la tronçonneuse.
    La série Monstres, L'histoire de Lyle et Erik Menéndez et le documentaire Les Frères Menéndez, disponibles sur Netflix.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le théâtre Clavel accueille encore pour quelques dates l’incontournable pièce Le Frigo du dramaturge argentin Copi, mise en scène par Nathalie Juvet avec Jérôme Léger. 

    L’univers surréaliste de l'auteur traverse lentement la membrane du temps et résonne aujourd'hui avec une humanité désespérée et une ironie mordante. Son œuvre phare, Le Frigo, qui explore la profonde faille entre la vie et la mort, se déploie comme un drapeau agité sur un champ de bataille où s'entrelacent rires et larmes.

    La pièce présente L, personnage central et emblématique, dont l’errance intérieure est exacerbée par l’arrivée d’un frigo, accessoire aussi banal que inquiétant, devenu le symbole d'un ultime repos avant la mort. Dans cette métaphore froide et sans vie, se joue la dernière danse entre l’amour, la solitude et la mort, où chaque personnage appelé par L évoque non seulement son passé tumultueux, mais aussi un parcours migrant entre réalité et fantasmagorie. Prisonnier de ses pulsions, L mène une lutte schizophrénique qui fait écho aux tragédies de son temps.

    Le sida, cette maladie étiquetée de « cancer gay » par une société ignare et homophobe, flotte dans l'air comme une menace omniprésente. Copi nous invite alors à réfléchir sur cette quête de liberté, sur les abîmes de la solitude, sur l’approche de la mort, mais également sur la résilience des âmes vivantes. Son message est intemporel : même si les mères restent abusives et que la solitude s’enracine, il nous rappelle que l’essence humaine demeure dans la capacité à rire, même au bord du gouffre. Une invitation à affronter l’inéluctable sans jamais renoncer à l’audace, au décalage et à la petite mort, celle de l’oubli. 
    Le Frigo de Copi au Théâtre Clavel, les 16, 23 et 30 octobre 2024 à 21h.
    Infos ici.

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  • Depuis de nombreuses années, cette salle d’art et d’essai programme des oeuvres de qualité, souvent LGBTQIA+. La spéculation immobilière pourrait avoir raison de ce lieu culturel alternatif. Les propriétaires des murs ne souhaitent pas renouveler le bail locatif, peut-être pour en faire une énième boutique de fringues qui gangrène le quartier, le transformant en centre commercial de luxe et tuant à petit feu la vie de quartier. La mairie apporte son soutien, si vous voulez apporter votre petite pierre à l’édifice, signez la pétition.
    https://linktr.ee/luminormenac

    Bruno De
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  • La 8ème édition du festival du film LGBT+ aura lieu du 9 au 13 octobre. Au programme, des films venant de France, Espagne, Grande-Bretagne, Suisse, Finlande, mais aussi des USA, du Brésil, de Géorgie et du Nigéria. Autour des projections, sont prévus des débats, rencontres, soirées. De très très belles oeuvres sont à découvrir en première projection départementale, notamment au cinéma perpignanais le Castillet, mais aussi au Mémorial du camp de Rivesaltes, symbole des minorités opprimées.

    Infos : www.facebook.com/CentreLgbt66.

    Bruno De
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  • Strasbourg : Femingouin’fest

    exposition, théâtre

    C’est parti pour ce festival du film lesbien, féministe et queer strasbourgeois. Cette année encore, l’éclectisme est au rendez-vous : en plus d’une sélection cinéma, on pourra profiter d’apéromix, astrobingo, stand up, etc. Du 4 au 13 octobre, principalement au cinéma le Cosmos, 3 rue des Francs Bourgeois.

    Infos ici.

    Bruno De
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  • Le théâtre Tristan Bernard présente à Paris pour la première fois la pièce “La Nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé”, du canadien Michel Marc Bouchard, adaptée en série par Xavier Dolan en 2022. Un texte choc joliment servi par des comédien.nes et une mise en scène impeccables.

    Que s’est-il passé cette fameuse nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé? C’est le mystère au cœur de la pièce du canadien Michel Marc Bouchard, présentée actuellement au Théâtre Tristan Bernard, à Paris. La pièce débute avec le retour de Mireille, une célèbre thanatopractrice, dans sa petite ville natale du Québec, suite au décès de sa mère. Elle retrouve ses frères, qu'elle n'avait pas vus depuis des années, autour de la table où la matriarche reçoit les soins funéraires. C’est dans cette pièce que les secrets de famille et les traumas vont exploser au grand jour. 

    Dans cette ambiance à la Six Feet Under, les dialogues font mouche à chaque coup, que ce soit dans le registre de l’humour ou du drame. Car si la noirceur imprègne forcément toute la pièce — difficile d’être toujours dans la légèreté avec un cadavre au milieu des protagonistes, elle est régulièrement éclipsée par les sourires ou les rires, souvent provoqués par Chantal, la belle-sœur au franc parler pas toujours très à propos, ou Elliot, le petit frère borderline. Pour porter ce texte exigeant de Michel Marc Bouchard, il fallait une distribution solide ainsi qu’une mise en scène impeccable, et c’est le cas ici. La tension monte petit à petit jusqu’aux révélations finales qui vont vous glacer dans votre siège. 

    On comprend aisément dès lors pourquoi Xavier Dolan a tenu à adapter La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé pour le petit écran, après avoir brillamment porté au cinéma Tom à la Ferme, du même auteur. Mensonges, familles dysfonctionnelles, homophobie intériorisée, rédemption, les thèmes qui traversent l’oeuvre de Michel Marc Bouchard, à qui on doit également Les Feluettes (adaptée au cinéma en 1996 par John Greyson), font largement écho à ceux réalisateur/scénariste de Mommy ou Laurence Anyways explore dans ses films. L’excellence québécoise, dont on aurait tort de se priver, à la télé, au cinéma ou au théâtre.  

    La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé, de Michel Marc Bouchard, au Théâtre Tristan Bernard à Paris, du mardi au vendredi à 21h et le samedi à 16h et 21h

    Photo: Fabienne Rappeneau

    Xavier Héraud
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