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  • Coup de tonnerre pour les fans de Boots. Malgré un succès critique (90% sur Rotten Tomatoes) et une audience solide de 23,4 millions de vues en trois semaines — dépassant des hits comme La Diplomate — Netflix ne renouvellera pas sa série queer militaire. Si la plateforme reste officiellement muette, les sources spécialisées pointent une pression politique inédite. Selon Variety et Puremedias, l'administration Trump et le Pentagone ont violemment fustigé le programme. Kingsley Wilson, porte-parole de la Défense, a déclaré dans Entertainment Weekly : « Netflix diffuse constamment des déchets woke et des inepties idéologiques. Nous ne transigerons pas sur nos normes pour satisfaire cet agenda. »

    Pour Les Numériques, ce retrait pourrait viser à apaiser les tensions avec Washington alors que Netflix lorgne sur le rachat de Warner. Sous l'impulsion du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, l'armée revendique un retour à une « éthique de guerriers », loin des thématiques LGBTQ portées par l'œuvre de Greg Cope White. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Paris: Moche comme un pou

    théâtre

    « On ne naît pas garçon manqué, on le devient »(Simone de Bavoir).
    Elle a été diagnostiquée très jeune FP (féministe précoce) et estampillée à gros coup de tampon « lesbienne » alors qu'elle n'était même pas consciente de son orientation romantique. Elle réunit à elle seule, en une heure et en une vie, tous les stéréotypes et les préjugés qu'on peut avoir sur les hommes, les femmes, l'amour, les féministes, les homosexuel.les, le mariage, la parentalité.
    Elle, ce sont ces deux femmes : l’une aujourd'hui, l'autre qui subsiste à l'intérieur, au-delà des apparences, comme si le destin ne l'avait pas décoiffée.
    Entre Ironie du sort et autodérision, une introspection en duo qui manie avec élégance l'art de se moquer des idées reçues. Avec Andromak Pequatre et Angélique Daélia. Jusqu’en juin 2026 à la Divine Comédie, 2 rue Saulnier, 75009 Paris.

    https://www.billetreduc.com/spectacle/moche-comme-un-pou-393566.

    Bruno De
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  • Le lieu d’art Transfo – Emmaüs Solidarité (10e arrondissement de Paris) consacre, jusqu’au 7 février 2026, la première exposition personnelle en France de Jenna Marvin. Révélée par le documentaire Queendom (Agniia Galdanova, 2023), l’artiste russe de 26 ans, réfugiée en France depuis trois ans, y déploie avec Propaganda un ensemble de photographies, vidéos et installations où le geste performatif devient acte politique. 
    Issue de la scène actionniste de Saint-Pétersbourg, Marvin explore la performativité du corps comme outil de résistance face à « l’ordre cis-hétéronormé ». « Mon corps reste mon arme et mon refuge », déclare-t-elle.

    Dans cette exposition pensée in situ, elle investit les espaces du centre d’hébergement pour y activer des rituels de chute et de renaissance, entre fragilité et flamboyance. À Transfo, chaque visiteur·se est accompagné·e par des résident·es et voisin·es formé·es à la médiation. Un dispositif singulier qui, selon l’équipe du lieu, « incarne le cœur du projet : ’art comme lien, pas comme distance ». En convoquant des univers à la fois poétiques et militants, Propaganda s’impose comme une déclaration queer aussi radicale qu’empathique. 36 Rue Jacques Louvel-Tessier, 75010 Paris.
    Infos : https://transfo.emmaus-solidarite.org.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au théâtre Clavel, les Dieux transpirent à nouveau ! Olympe en chaleur ou Le crépuscule des Dieux, la comédie « mythécologique » signée Michel Heim, revient du 10 au 29 février 2026 sous la houlette de Jean-Pierre Rouvellat — et c’est une reprise qu’on attendait comme une divine canicule. Tout y brûle : les vanités célestes, les alexandrins en fusion et l’humour acide d’un auteur qui manie la satire comme Zeus son éclair.

    Le casting originel remonte sur son nuage avec un plaisir contagieux : Jérôme Cuvilliez, Laurent Plessi, Hélène Hamon, Franck Isoart, Gilles Pénissard, Michel Heim et Cécile Billand, portés par le piano espiègle de Jonathan Goyvaertz. Entre toges dégoulinantes et refrains détournés (de Brel à Sanson, en passant par Offenbach et Gainsbourg), la troupe épingle nos travers écologiques, nos lâchetés et notre hypocrisie avec un sens du burlesque jubilatoire. Fausse opérette, vraie satire, Olympe en chaleur confirme qu’on peut faire rire du désastre climatique sans se brûler les ailes. Les Dieux n’ont jamais paru si humains.
    Infos : www.theatre-clavel.com.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au cachot

    Au Moyen Âge, on brûlait les sorcières… aujourd’hui, Alex Lebaz, lui, finit « au cachot ». L’humoriste et auteur parisien signe un premier one-man-show explosif, entre stand-up, théâtre et introspection. « Catapulté au Moyen Âge et jugé coupable d’être moi-même », explique-t-il. Mis en scène par Adrien Gahinet, Au Cachot aborde avec autodérision identité, coming-out et acceptation de soi. Sur scène, « une véritable tornade d’énergie », selon un spectateur conquis. 
    Entre rires complices, anecdotes (toutes vraies !) et provoc joyeuse, Alex Lebaz captive « dès la première minute ». Et si, pour une fois, on acceptait d’être enfermés… juste pour le plaisir de rire ?
    Infos et billetterie : www.billetreduc.com.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La 26ème édition de Vues d'en face se met en marche ! Encore une année de découvertes cinématographiques, de rencontres humaines, de voix émergentes et de regards vers l'Histoire. Mais pour pouvoir continuer, ce festival humain et riche a besoin de votre aide. Entre la baisse des financements publics et les charges qui augmentent, il est de plus en plus coûteux à mettre en place. Les membres de l'équipe ont mis la main au portefeuille, mais cela ne suffit pas.

    À ce jour, la trésorerie ne permet pas de lancer une nouvelle édition. Si vous voulez aider à porter des pépites du cinéma LGBTQIA+ à l’écran : https://www.helloasso.com/associations/festival-vues-d-en-face.

    Ces dons (déductibles aux impôts) sont la meilleure manière d’assurer la pérennité du festival.

    Bruno De
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  • D'après Il était un piano noir… de Barbara

    Elle n'a pas encore écrit de chanson, n'a pas encore connu la gloire. Elle est encore Monique Serf, celle qui deviendra Barbara. L'année de sa disparition, elle entreprend d'écrire le récit de sa vie. En découle un texte poignant et drôle, en tout cas très émouvant, une femme qui raconte son enfance, les rires, la guerre, l'inceste, le music-hall, avant de devenir la dame en noir.
    Barbara, mémoires interrompues, à l'auditorium Jean-Pierre-Miquel le dimanche 11 janvier 2025 à 17h, 98 Rue de Fontenay, 94300 Vincennes.

    Bruno De
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  • Êtes-vous prêts à pour une immersion dans ce qui motive nos rencontres ? Dans Tu cherches quoi ? Adrien Le Bot explore les marges obscures du désir masculin en France. À travers une collection de témoignages anonymes, il donne la parole à une humanité ordinaire souvent ignorée : routiers, ouvriers, employés, retraités, tous attirés par ces lieux secrets – aires d’autoroutes, bosquets ou parkings souterrains – où se croisent des hommes de toutes origines et orientations. Publié aux Éditions Allia, cet ouvrage évite l’analyse savante pour privilégier une immersion brute dans ces rencontres furtives. Le dispositif éditorial est simple : un montage de monologues brefs, rédigés à la première personne, qui composent une cartographie sensible du cruising. L’écriture de Le Bot, mêlant poésie et réalisme, déplace le regard sur ces lieux souvent décrits comme sales, sauvages ou inconfortables, mais où se joue une partie essentielle du vivre ensemble. La nature, à la fois repère et scène de chasse, habille ces récits de symboles ancestraux du trac et de la quête.
    Dompter l'instant, vivre l'envie
    L’auteur, architecte et anthropologue, a passé sept ans à recueillir ces voix, parfois en se faisant passer pour un dragueur. Son approche offre une fresque fragmentée, où chaque témoignage constitue un micro-récit, évoquant la fois la solitude, la recherche d’un contact, l’attirance pour l’inaccessible. Sans jugement ni morale, il révèle une humanité plurielle, souvent taboue, toujours vibrante. Ce livre nous force à revisiter nos perceptions du désir, en dévoilant un monde parallèle, à la fois intime et collectif. Entre réalité et fiction, il redonne une voix à ceux que la société marginalise, questionnant notre rapport à la sexualité et à la périphérie. Un voyage troublant, essentiel et sincère sur une recherche de sensations fugaces.
    Tu cherches quoi ? d’Adrien Le Bot, Ed Allia, 10€

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Cet immense comédien nous a quitté avant de finir le tournage de la suite de Priscilla. Sentant son départ arriver et avec l’accord du réalisateur Stephan Elliot, il a pré tourné un maximum de scènes et de texte. La réalisateur a ensuite utilisé une technique pour que Bernadette, personnage transgenre iconique, soit présente dans tout le film. Voilà une belle utilité des technologies virtuelles, afin qu’au-delà de sa disparition brutale, Terence Stamp nous émeuve une dernière fois. La sortie est prévue en 2026.

    Bruno De
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  • Découvrir le jardin secret de l’emblématique Araki Nobuyosh, cela vous tente. Le musée Guimet propose jusqu'au 12 janvier 2026 avec l'exposition POLARAKI, mille polaroids de l’artiste japonais. Et autant de regards personnels sur plus de 25 ans de création. L'événement met en lumière une collection privée de 906 clichés acquis par le collectionneur Stéphane André, qui en a fait don à l'institution. Répartis dans une installation immersive de 43 colonnes de neuf cadres, ces œuvres révèlent la passion d'Araki pour le polaroid, qu'il a utilisé comme journal intime quotidien, mêlant voyeurisme, érotisme, et poésie avec une touche de provocation.

    La scénographie, inspirée de l'univers du donateur, évoque un cabinet de curiosités, où se côtoient fleurs, femmes, cigarettes et scènes intimes. L'exposition, interdite aux moins de 18 ans, invite à une plongée sensorielle dans l'univers sulfureux de l'artiste. Un véritable hommage à la fois à l'œuvre d'Araki et à la passion de Stéphane André, révélant la dimension intime et expérimentale de sa photographie.
    Infos : www.guimet.fr
    Légende : Araki Nobuyoshi, Sans titre, 1997-2024
    © Nobuyoshi Araki 
    © Musée Guimet, Paris/Nicolas Fussier, photographe

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Pour nos sœurs

    L’appel à crowdfunding pour le documentaire L’âme sœur a été lancé par Romano Bottinelli, réalisateur engagé et auteur de Ce que la Guerre a fait de nous. Ce nouveau projet, soutenu par le Centre National du Cinéma et Lyon Capitale TV, vise à révéler la richesse et l’engagement des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, un mouvement LGBTQI+ fondé en 1979 à San Francisco qu’il suit depuis 4 ans sans se lasser.

    Leur but : expier la honte liée à l’orientation sexuelle à travers la joie, tout en militant pour la prévention, la lutte contre le sida et le respect des identités de genre. Le film explore leur histoire, leur philosophie et leur combat, en mêlant rencontres intimes et images de terrain. 
    Roman Bottinelli souhaite ainsi offrir un regard humain et positif sur ces figures uniques, tout en apportant un hommage à la communauté LGBTQI+. Pour finaliser cette œuvre essentielle, il invite le public à contribuer financièrement via cette campagne participative. Chaque don permettra de financer la post-production et d’offrir un film positif, militant et profondément humain. Rejoignez cette aventure pour faire émerger un documentaire rare, nécessaire, et porteur de sens.
    Faites un don ici.

    Julien Claudé-Pénégry
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