
Jusqu'au 30 mars 2025, le Musée des Arts Décoratifs de Paris invite à explorer l'évolution de l'intimité à travers son exposition L'Intime : de la chambre aux réseaux sociaux.
Embarquez pour un voyage sensoriel à travers 470 œuvres, mêlant peintures, photographies et objets du quotidien, illustrant comment nos espaces privés ont changé depuis le XVIIIe siècle. Conçue en douze thématiques, aborde des sujets variés tels que le sommeil, l'érotisme, la beauté et les nouvelles technologies. Des chefs-d'œuvre de design aux objets de commodité, elle dévoile les transformations de l'intime dans notre société, entre promiscuité et isolement, grâce à une scénographie immersive. Chaque section, de la représentation de la femme à l'évolution des lieux d’aisance, interroge également le rôle des réseaux sociaux et des technologies modernes, tout en tendant un miroir sur notre rapport à la vie privée.
Une réflexion sur l’intime et l'individu à l'ère numérique, une invitation à redécouvrir nos jardins secrets, sublimée par des créations contemporaines. Une exposition riche de sens, passionnante et parfois incongrue à la croisée de l'histoire et de notre quotidien.
Infos ici.





Jusqu’au 9 février 2025, la Gaîté Lyrique explore Trans*Galactique, une exposition singulière et plurielle célébrant les identités trans et queer. Sous le commissariat de Superpartners, composé des artistes Smith et Nadège Piton, ainsi que de Frank Lamy et Balthazar Heisch, cette exposition s'inspire du numéro éponyme de la revue the Eyes, publié en 2020.

Ça sent le formol. Le 13 novembre, l’Académie française a publié la 9ème édition de son dictionnaire, définissant l’hétérosexualité comme « la sexualité naturelle entre personnes de sexe différent », tandis que l’homosexualité est simplement décrite comme une attirance pour les individus du même sexe, sans mentionner son caractère « naturel ». Ce choix a suscité de vives critiques, notamment du collectif des Linguistes atterrées, qui souligne l'absence de termes modernes tels que « coronavirus » et des définitions obsolètes, comme celle de « mail ». Les experts pointent une vision conservatrice et politique dans ces définitions, remettant en question la naturalité de l'homosexualité. Ils déplorent également que la définition de « femme » la réduise à sa fonction reproductive. L’Académie est accusée de ne pas refléter la langue vivante et d'être déconnectée des réalités contemporaines. La Ligue des droits de l’homme appelle à le « rectifier d’urgence ». Le caractère raciste, misogyne et homophobe de certaines définitions est consternante. La LDH a découvert « avec stupéfaction et consternation que nombre de définitions participent d’une vision au mieux archaïque de notre monde », explique l’organisation dans un communiqué. Les linguistes recommandent de se tourner vers d'autres dictionnaires plus actuels.
Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.
La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.