Thèmatiques
Articles | Brèves
  • Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.

    Au Maroc, l'homosexualité est illégale en vertu de l'article 489 du Code pénal, qui sanctionne les actes « contre nature », il est stipulé « qu’est puni de l’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 120 à 1000 dirhams, à moins que le fait constitue une infraction plus grave, quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ». Pour l'instant, les organisateurs du festival n'ont pas réagi à cette polémique. 

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • L'homosexualité gagne du terrain parmi les jeunes femmes, selon une étude de l'Inserm initiée par l’ANRS, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale réalisée auprès de 30 000 personnes. Ce travail qui aborde l’évolution de la sexualité des Français révèle qu'une majorité des couples formés au lycée sont constitués de filles, témoignant d'une évolution significative des mentalités.

    En effet, 37,6 % des femmes de moins de 30 ans se déclarent aujourd'hui non strictement hétérosexuelles, un chiffre en forte augmentation. Cette tendance s'inscrit dans un contexte sociétal où l'acceptation des différentes orientations sexuelles s'accroît. Les jeunes générations semblent plus à l'aise pour explorer leur identité et affirmer leurs choix. Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial en offrant une plateforme de visibilité et de soutien, permettant ainsi aux jeunes femmes de s'exprimer librement sans crainte de jugement. Cette libération des mœurs est révélatrice d'un désir de vivre des relations authentiques, loin des normes traditionnelles. Les écoles et les familles doivent maintenant s'adapter à cette nouvelle réalité, favorisant un dialogue ouvert et inclusif.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le 24 novembre, la justice espagnole a rendu son verdict dans l'affaire du meurtre homophobe de Samuel Luiz, un aide-infirmier de 24 ans tué à La Corogne en juillet 2021. Quatre hommes ont été reconnus coupables, encourant des peines allant de 13 à 27 ans de prison. Leur agression a été déclenchée croyant qu’ils les filmait, alors qu'il était en vidéoconférence. Le procès a révélé la brutalité de l'attaque, qui a suscité une indignation nationale et des manifestations pour réclamer justice.

    Cette affaire montre la réalité des crimes homophobes en Espagne, où 364 actes haineux ont été signalés en 2023. Les associations LGBTQI+ saluent le verdict comme un progrès, tout en appelant à des mesures renforcées contre la haine. Samuel Luiz demeure un symbole de la lutte contre l'intolérance.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • On y va la fleur au fusil, en s’attendant à un drag show, du lipsync’. Rien de tout cela : Dhyepha se raconte, nous raconte, les queers, gays, lesbiennes, non genrés etc. On ressort de ce seul en scène bien moins con, en ayant appris sur l’identité et l’orientation de genre, mais aussi sur sa sexualité.

    Une psychanalyse d’une bonne heure, sans les désagréments financiers et médicamenteux d’un psy, mais avec l’humour et l’énergie débordante d’un.e artiste prometteur. Jusqu’en juin la Comédie des 3 Bornes, 32 rue des 3 bornes, 75011 Paris. Vous pouvez aussi retrouver Dhyepha certains vendredis à la soirée stand up Yass Queen Comedy du bar Merci Marsha (rue Richard Lenoir).

    Bruno De
    Partager:

  • Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Le centre des archives LGBTQI+ de Paris est en ligne !

    gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Toutes les infos collectées au sein de ce lieu d'héritage culturel et de protection du patrimoine LGBTQI+ en quelques clics. Une somme insoupçonnée de contenus vous y attend. Par curiosité, pour un projet spécifique ou une recherche précise, ce lieu regorge de nos faits et gestes, de nos écrits et voix, de nos genres et identités, de nos combats et de nos droits…  Les archives physiques regroupent les documents imprimés, les livres, les revues, les tracts, les correspondances, mais aussi les objets, les costumes, les banderoles, les pancartes de manifestations...

    Une adresse archiveslgbtqi.fr qui vous plongera au cœur de nos vies ! Indispensable.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • Mont-de-Marsan: ouverture du centre LGBT+

    lesbiennes, gay, transgenres, bisexuel.le.s, Queer

    Sur la côte basque, il y avait un gros trou dans le maillage des centres LGBT+. Mont-de-Marsan vient le combler avec l’ouverture fin novembre de son centre.

    Il vient rejoindre ceux de Bayonne, Pau et Saint-Vincent-de-Tyrosse. L’antenne landaise des Bascos se veut notamment un lieu d’écoute, de prévention, d’accompagnement et de sensibilisation aux discriminations.

    Ainsi, deux permanences mensuelles vont être mises en place au 3 rue Maréchal Bosquet, en attendant d’autres activités culturelles, festives et sportives. Bon vent !

    facebook.com/CouleursLGBTQILandes

    Bruno De
    Partager:

  • Pour cette période de fêtes de fin d'année, la boutique de marque française Alice Délice (centre commercial Nice Etoile) propose aux bénévoles du Centre LGBTQIA+ Côte d'Azur de tenir un stand d'emballage de cadeaux et ainsi de récolter des fonds  pour le dispositif d'hébergement et d'accompagnement la Maïoun de Cathy, dédié aux jeunes LGBT+ à la rue et rejetés par leur famille.

    Deux créneaux par jour sont prévus : 10h-14h et 14h-18h, et chaque créneau se faisant en duo. Pour s’inscrire et donner un coup de main : framadate.org/Wk6nrN4ssx7Li8Cn et au 04 83 32 81 84.

    N’hésitez pas à faire emballer vos cadeaux par les bénévoles, une bonne action.

    Bruno De
    Partager:

  • Metz rend hommage à son poète emblématique, Paul Verlaine, à travers l'exposition Verlaine180, installée à la Porte des Allemands du 6 décembre 2024 au 31 janvier 2024. À l'occasion du 180ème anniversaire de sa naissance, cette rétrospective présente les œuvres de 18 artistes contemporains, dont le duo Pierre et Gilles et l'actrice Arielle Dombasle, qui interprètent l'esprit de liberté et la modernité du poète, décédé en 1896.

    Réparties sur 300 m², les œuvres côtoient des documents historiques, comme l’acte de baptême de Verlaine.

    Des lectures de ses poèmes ont lieu tous les mercredis et samedis à 14h, offrant une immersion dans l’univers de l’amant de Rimbaud.

    Infos ici.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager:

  • La cheffe de la police berlinoise, Barbara Slowik, a récemment émis une mise en garde préoccupante dans une interview au Berliner Zeitung, conseillant aux juifs portant une kippa et aux personnes homosexuelles d'être vigilants dans certaines rues de la capitale allemande. Bien qu'elle affirme qu'il n'existe pas de véritables zones interdites, elle reconnaît que des quartiers peuvent représenter un risque accru pour ces communautés.

    Cette alerte fait écho à la montée de l'inquiétude au sein de la communauté LGBT, notamment dans des zones où les gestes affectueux en public sont de plus en plus mal vus. Martin Hikel, le maire de Neukölln, avait déjà signalé une augmentation de la violence à l'égard des homosexuels, en identifiant souvent des agresseurs d'origine musulmane. L’alerte vient de Die Busche, un club emblématique de la scène gay berlinoise, qui mettait en garde contre l'impact potentiel de l'installation d'un centre pour réfugiés à proximité. La propriétaire a exprimé ses craintes concernant la montée des agressions, soulignant que la majorité des délinquants étaient des migrants. En réponse, les autorités ont défendu l'initiative par un « devoir humanitaire », soulevant ainsi des questions sur la sécurité et la coexistence dans la ville réputée pour sa tolérance et sa diversité.

    Julien Claudé-Pénégry
    Partager: