
Le Gabon a adopté une nouvelle constitution qui, tout en rejetant les appels à criminaliser l'homosexualité, garantit le respect de la vie privée. Le 16 novembre, lors d'un référendum, les Gabonais ont voté à plus de 90 % en faveur de ce texte, fruit de négociations entre les autorités militaires et la société civile, malgré une participation de 55 %. Bien que des avancées notables pour les droits des LGBT+ aient été intégrées, le texte définit le mariage comme union entre un homme et une femme, excluant ainsi les couples de même sexe.
Ce tournant intervient après le coup d'État d'août 2023, mettant fin à 56 ans de régime Bongo et marquant une volonté de retour à la démocratie. Le Gabon, qui a criminalisé l'homosexualité en 2020 [et l'a dépénalisée l'année suivante], montre qu'une autre voie est possible, sans posture électorale ni cadrage manichéen du bien contre le mal.
On y va la fleur au fusil, en s’attendant à un drag show, du lipsync’. Rien de tout cela : Dhyepha se raconte, nous raconte, les queers, gays, lesbiennes, non genrés etc. On ressort de ce seul en scène bien moins con, en ayant appris sur l’identité et l’orientation de genre, mais aussi sur sa sexualité.

Le refuge parisien des Ours, le Bears’ Den expose jusqu’au 12 janvier 2025 Fétiche couleur, une exposition de dessins de Romain Darmon. Lors de sa précédente présentation, l’artiste s’était focalisé sur des œuvres en noir et rouge. Aujourd'hui, il utilise la couleur comme vecteur d'émotion. « Chaque teinte, qu'elle soit joyeuse ou mélancolique, souligne un désir ou une émotion souvent silencieuse », explique-t-il. Chaque nuance résonne comme un désir, une sensation, une envie. Et il les applique dans un monde où le véritable fétiche réside dans cette capacité à transmettre des émotions, rendant chaque interaction profondément significative. Le fétiche, loin d’être un sujet de jugement, est présenté comme une expérience pure et essentielle. Dans un univers où les pratiques intimes sont souvent taboues, s’engager dans les fétiches de l’autre devient un acte de confiance et un investissement émotionnel profond. Que ce soit en solo ou en groupe, chaque exploration fétichiste est une exploration, une célébration de l’intimité. La préparation, le temps et les objets utilisés renforcent cette connexion, offrant une excitation viscérale, loin de l’éphémère « plan cul ».
La plateforme de streaming MUBI a annulé son festival de cinéma à Istanbul, prévu pour le 7 novembre, en raison de l'interdiction par les autorités locales de projeter le film Queer de Luca Guadagnino, mettant en vedette Daniel Craig dans un rôle gay. Le nouveau film du réalisateur de Call me by your name, qui a été présenté en avant-première au festival de Venise, aborde une relation amoureuse entre deux hommes et contient des scènes explicites.

Lors de la projection d'un film au Festival international du film de Marrakech, une scène représentant une relation homosexuelle a provoqué un tollé. Des spectateurs, visiblement choqués, ont quitté la salle alors que deux hommes s'embrassaient dans un moment d'intimité. Cette réaction, filmée et relayée sur les réseaux sociaux, a enflammé les débats, suscitant des critiques virulentes. Des internautes marocains ont exprimé leur désapprobation, certains allant jusqu'à suggérer que la scène méritait une réaction plus violente.