#MeTooDJ : Amelie Lens brise l’omerta sur la scène techno

Julien Claudé-Pénégry

L’industrie de l’électro traverse un séisme sans précédent. Sous le hashtag #MeTooDJ, une vague d'accusations de violences sexistes et sexuelles secoue la scène hard techno, entraînant la déprogrammation de cinq têtes d'affiche de festivals majeurs comme Tomorrowland ou Dour.
Au centre de cette onde de choc, la DJ superstar belge Amélie Lens a pris la parole pour dénoncer un système complice. « Ce qui entretient le problème, c'est le silence et la protection des réputations avant celle des personnes », a-t-elle martelé. 
Dans un message empreint de gravité délivré sur son compte Instagram, elle regrette une culture où l’impunité a longtemps régné : « nous ne pouvons plus ignorer ce qui se passe dans les coulisses ».
Ce témoignage marque un tournant pour un milieu nocturne souvent opaque. En plaçant la sécurité des victimes au-dessus du « business », Amélie Lens appelle à une réforme profonde des structures de booking, espérant que ce mouvement mette fin, de manière irréversible, à l'ère du « boys' club » électronique.

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